Date de sortie 4 août 2021
Durée 92 mn
Réalisé par Baptiste Drapeau
Avec Alice Isaaz , Jacqueline Bisset , François-Dominique Blin
Scénariste(s) Ollivier Briand, Mauricio Carrasco, Baptiste Drapeau
Distributeur Capricci Films
Année de production 2020
Pays de production France
Genre Thriller
Couleur Couleur

Synopsis

Dans une grande maison bourgeoise, deux femmes, une veuve et une étudiante, se disputent l'amour d'un homme disparu jusqu'à sombrer dans la folie.

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Critiques de Messe basse

  1. Première
    par Thierry Chèze

    Après une longue période passée à soigner sa mère malade, Julie quitte sa campagne natale pour aller s’installer dans une petite ville de province et suivre des études d’aide-soignante. Sur place, elle trouve une chambre à louer dans la grande maison d’Elisabeth, veuve depuis près de 20 ans et en apparence pas mécontente d’avoir un peu de compagnie au quotidien dans cette demeure trop grande pour elle. Mais l’harmonie des premiers jours va vite laisse la place à un climat plus étrange entre ces deux femmes, fuyant chacune, à leur manière, la réalité. Elisabeth qui refuse d’admettre la mort de son mari, Julie qui n’envisage l’amour que dans sa forme la plus absolue. Car, entre elles, dans le huis clos très « polanskien » de cette maison va se dresser un troisième personnage. Victor, le mari défunt d’Elisabeth à qui celle- ci parle comme s’il était toujours en vie avant de matérialiser sa présence par un mannequin de cire qui va finir de faire basculer le rapport entre les deux femmes devenant peu à peu rivales pour conquérir le cœur de cet aventurier des mers. Le drame bourgeois quasi chabrolien quitte alors les rives du réalisme pour voguer dans un mélange d’onirisme et d’angoisse, accompagné par le beau travail à l’image de François Ray. Mais si cette ambivalence fonctionne de manière aussi fluide, c’est aussi grâce à la part laissée à ses deux magnifiques interprètes, Jacqueline Bisset et Alice Isaaz, aussi remarquables de justesse que de complicité. Elles permettent de transcender le côté un peu trop programmatique de la dernière ligne droite du récit. Elles donnent de la chair à ce qui flirte parfois avec un pur exercice de style cinéphile façon hommages aux classiques, du Locataire à Rebecca en passant par L’Aventure de Madame Muir ou Les Innocents de Jack Clayton. Elles maintiennent intact ce lien avec une certaine réalité romanesque, renforçant par ricochet toute l’ambiguïté recherchée par un cinéaste qui confirme après Just Philippot (La Nuée) et les frères Boukherma (Teddy) la vigueur de cette nouvelle génération du cinéma de genre made in France.

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