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Au programme ce soir à la télévision : Jean-Jacques Annaud revisite l'un des grands moments de la Seconde guerre mondiale, Will Smith et Kevin Kline jouent les aventuriers au Far West et Mike Nichols signe son chef-d'oeuvre indémodable.

Stalingrad de Jean-Jacques Annaud


Automne 1942. Le IIIe Reich est au faite de sa puissance. Stalingrad, ultime rempart face à la domination nazie, résiste. Vassili Zaisev, un jeune Russe, est jeté dans l'enfer de la bataille. Doué d'une stupéfiante adresse au tir, le jeune homme est remarqué par un officier politique de son âge, Ivan Danilov. Il décide de faire de Vassili un héros afin de remonter le moral des troupes. Lassé de ses exploits, le régime nazi envoie son meilleur tireur afin de l'éliminer. Vassili, amoureux de Tania, une jeune étudiante, doit subir de surcroît la jalousie de son ami Ivan.

Pour sa huitième réalisation en 2001, Jean-Jacques Annaud plante cette fois-ci sa caméra sur le front de la bataille de Stalingrad en adaptant des passages du livre Enemy at the Gates: The Battle for Stalingrad de William Craig, publié en 1973. Représentant le conflit sous la forme d'un duel entre deux tireurs d'élites, Stalingrad, porté par les interprétations de Jude Law, Rachel Weisz, Joseph Fiennes et Ed Harris et inspiré de l'histoire du véritable Vasily Zaitsev, reprend les recettes qui ont fait le succès du cinéma de Jean-Jacques Annaud (y compris les sous-textes littéraires et les scènes d'amour intimes). Le film connut un semi-succès en salles, attirant notamment 1,1 million de spectateurs en France.

Stalingrad est diffusé ce soir à 20h50 sur HD1.

Wild Wild West de Barry Sonnenfeld


1869. Pour neutraliser son plus puissant ennemi, le démoniaque et richissime Dr Arliss Loveless, le président des États-Unis désigne deux agents spéciaux, James West et Artemus Gordon, choisis pour leurs compétences exceptionnelles. Si James West est un champion de l'humour à froid, charmeur et rusé, Artemus, lui, prône la réflexion et passe son temps à inventer des gadgets sophistiqués. Quelque peu rivaux, les deux agents vont devoir unir leur talent pour capturer l'infâme Loveless. Rita Escobar, belle et mystérieuse artiste, se joint à eux.

En 1999, le réalisateur de Men in Black s'attaquait à un monument de la télévision américaine, Les mystères de l'ouest, feuilleton emblématique diffusé à la fin des années 60 des deux côtés de l'Atlantique. Relooké sous la forme d'un western steampunk aux forts accents parodiques, Wild Wild West déconcerta par les libertés prises avec la série originale au point de faire un flop commercial à sa sortie en salles. Malgré ses défauts, il n'en reste pas moins un divertissement qui remplit très bien sa fonction, comme l'expliquait Première à la sortie du film : "Ça change des mièvreries consensuelles de rigueur dans les productions de cette envergure. Même si, souvent, les coutures craquent".

Wild Wild West est diffusé ce soir à 20h50 sur D17.

Le lauréat de Mike Nichols


Ses études achevées, le jeune Benjamin Braddock rentre chez lui, couvert de diplômes. Ses parents donnent une grande réception au cours de laquelle Ben rencontre madame Robinson, une femme mûre. A la fin de la soirée, celle-ci lui demande de la raccompagner. Elle tente de le séduire mais l'arrivée de son mari interrompt le tête-à-tête. Quelques jours plus tard, Ben, toujours vierge, découvre les plaisirs de l'amour avec madame Robinson, dans une chambre d'hôtel. Les parents de Ben, qui ignorent tout de cette relation, incitent leur fils à sortir avec Elaine, la fille des Robinson. Benjamin, réticent au début, va rapidement s'attacher à l'étudiante. Madame Robinson lui interdit alors de revoir Elaine, derechef envoyée dans une lointaine université...

En 1967, le quasi-débutant Mike Nichols, venu du monde de la scène, sort de son premier coup d'essai en tant que réalisateur, Qui a peur de Virginia Woolf ?, couronné par l'Oscar de la meilleure actrice. Il enchaîne avec l'adaptation d'un roman de Charles Webb, Le lauréat. Offrant le premier rôle au quasi inconnu Dustin Hoffman, Nichols va signer ce qui restera son film le plus célèbre et le plus acclamé de tous. Énorme succès public qui rapporta 35 fois son budget initial au box-office (et frôla les deux millions d'entrées en France), Le lauréat décrocha le BAFTA du meilleur film et quatre nominations aux Oscars, remportant celui du meilleur réalisateur pour Mike Nichols, décédé il y a un an quasiment jour pour jour.

Le lauréat est diffusé ce soir à 20h40 sur TCM.