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Rien de tel pour le moral qu’un grand bain de bonne humeur avec cette artiste totalement « Crazy » qui a tout d’une grande !Propos recueillis par M-C. NivièreVous avez un parcours des plus sérieux…J’ai toujours eu une passion pour l’art et le théâtre. Après mon bac, je me suis inscrite à Paris VIII pour suivre des études d’arts du spectacle. On nous enseignait la théorie et la pratique, c’était passionnant. J’ai commencé par du contemporain, en travaillant avec Claude Buchvald sur L’Opérette imaginaire de Novarina, et avec Pascale Siméon, Marisol de Rivera.Comment êtes-vous tombée dans l’humour ?Déjà, en n’arrêtant pas d’être comédienne. Tout ça, c’est le même métier. Ce sont les rencontres qui font le parcours, car un métier artistique ne se fait pas tout seul… Kader Aoun m’a vue au Réservoir dans une scène ouverte, il m’a intégrée au Jamel Comedy Club. Puis, il y a eu la première partie de Jamel au Zénith, 1 200 personnes ! De là, les choses se sont enchaînées.Vos inspirations ?Mon entourage, ma mère, mes sœurs, mes tantes et les gens du Vigan (ville du Gard où elle a passé son enfance). Là-bas, l’usine de textile Well vient de fermer. Cela me fait mal parce que c’est la mort d’une région… Les jeunes sont obligés de partir pour travailler, il ne reste que les anciens !Pourquoi avoir choisi de passer un grand éclat de rire sur ce monde « Crazy ».C’est bon enfant de prendre la vie à contre-pied. Agresser ne sert à rien. On peut tout expliquer dans un sourire. Je propose les textes et Fabrice Eboué (co-auteur et metteur en scène) les passe à sa moulinette. Je suis une raconteuse d’histoires et lui, il sait les ponctuer de vannes…Le secret de cette joie de vivre ?Le don ! (Rire). C’est une chance de pouvoir se lever le matin, de respirer… On se doit d’être de bonne humeur, content de vivre, heureux de ce qui arrive…Et des envies ?J’ai des rêves trop énormes pour oser les dire ! Donner la réplique à Cécile de France, Sara Forestier, Sarah Biasini… Oh oui, j’aimerais jouer plein de rôles qui font grandir.