Sherlock saison 2, un come-back prometteur

03/01/2012 - 14h38
Sherlock saison 2, un come-back prometteur

 

Sherlock Holmes mène l'enquête sur tous les terrains. Une nouvelle aventure littéraire, La maison de soie (appuyée par les ayants droits de Conan Doyle) est arrivée en librairie à la fin de l'année. La suite du Sherlock Holmes, solide blockbuster de Guy Ritchie est attendue en France à la fin du mois. Et la BBC diffusait enfin dimanche soir la suite des aventures du Sherlock new age imaginé par Steven Moffat et Mark Gatiss (deux passionnés du personnage, scénaristes sur Docteur Who notamment, doublé d'une carrière d'acteur pour Gatiss qui incarne le frère du héros, Mycroft Holmes, dans la série). Adaptation astucieuse que l'on n'attendait pas. Le héros consacré de Conan Doyle s'en trouve dépoussiéré, propulsé en plein 21ème siècle. Watson est un ancien para revenu d'Irak, Holmes a remisé la loupe pour le smartphone. Le cliffhanger de fin de saison avait rendu l'attente encore plus infernale. Sherlock était confronté à son alter ego, le vil Moriarty, qui fait preuve d'un sens de la mise en scène encore plus marqué que son adversaire de détective. L'histoire reprend là où on l'avait laissée, et par un retournement des plus emphatiques, le sort de Holmes et de son acolyte dévoué prend une toute autre tournure...

 

La première saison comptait trois épisodes de quatre-vingt dix minutes, il en est de même pour la deuxième, chacun inspiré d'une aventure du célèbre détective. Pour marquer le retour de Holmes, les scénaristes ont trouvé matière dans Un scandale en Bohême, qui introduit la seule femme que Holmes n'ait jamais admirée, Irène Adler. Une aventurière qui détient une photo compromettante sous la plume de Conan Doyle, devenue adepte du sado-masochisme et véritable espionne, gardant en sa possession un téléphone rempli de données sensibles, sur le script de Moffat. Manière habile de se pencher sur l'intimité du détective et les sentiments qu'il peut bien porter (ou non) à la gente féminine ou au docteur Watson. L'ambiguïté est maintenue, mais entretenue. Une rencontre qui ne laissera pas le détective indemne, ... commençant par ébranler ses certitudes. Les clins d'oeil à son modèle de papier sont légion. Un épisode de grande tenue avec les dialogues idoines, où romanesque, érotisme et ironie se côtoient avec justesse. On attend avec impatience la suite, dont le titre fait directement référence au Chien des Baskerville. Quant au troisième (et dernier) épisode de la saison, il est titré « The Reichenbach falls » (Les chutes de Reichenbach). De quoi évoquer bien des choses aux amateurs des écrits de Conan Doyle...

Par Jonathan Blanchet

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