
Attention, dans le Télé-Loisirs de cette semaine, il y a du lourd ! patrick poivre d'arvor, l'animateur indécrottable de TF1, a envoyé une lettre à l'hebdomadaire dans laquelle il revient sur le livre , pamphlet de cinq journalistes-maison signé anonymement Patrick Le Bel et où fleure bon le règlement de compte (c'était là).
L'animateur du Journal Télévisé de TF1 réfute l'idée d'une trahison en interne : "l'éditeur prétend qu'il est écrit par cinq journalistes de TF1. C'est faux et je le mets au défi de me prouver le contraire". Puisque les auteurs souhaitent rester anonymes, effectivement, l'éditeur risque d'avoir du mal à le prouver.
Un peu plus loin : "tous les faits relatés me concernant son faux" : ça ne mange pas de pain de le dire. Mais finalement, nous rassure-t-il, ce livre a eu une vertu bénéfique (l'habitude de fréquenter des politiciens, c'est que toute défaite est une victoire) : "l'avantage de cette affaire, c'est que la rédaction s'est retrouvée plus unie que jamais".
Enfin, dans une conclusion qui ne donne pas vraiment envie de lire ses livres, PPDA brandit l'argument imparable : "Le principe d'une lettre anonyme, un genre qui a beaucoup servi pendant la guerre, c'est qu'on ne peut lui répondre".
D'abord, bravo pour cette analyse digne d'un véritable journaliste de la lettre anonyme qui sent la définition du Petit Robert.
Ensuite, s'il ne précise pas à quelle guerre il fait allusion, l'imaginaire collectif répond pour lui. Et dans les temps reculés d'Internet sur les newsgroups, il y avait un nom pour ça : le Point Godwin, sorte de récompense en caractères ASCII distribuée à quiconque faisait référence d'une manière directe ou détournée au nazisme, Hitler ou l'holocauste puisque cela signifiait par là même l'inutilité de toute discussion.
Arithmétique : une réponse niaise à un livre anecdotique = un soufflé qui se dégonfle.