
Michel Denisot et son équipe célèbrent aujourd'hui la 1000e édition du Grand Journal qui, depuis six ans, fait le bonheur de Canal+. Avec 1,7 millions de téléspectateurs en moyenne, l'émission est devenue un passage obligé aussi bien pour les artistes, français et internationaux, que pour les politiques. Personne ne refuse de passer au Grand journal, c'est le Grand Journal qui peut se permettre de refuser des invités.
Les attachés de presse s'arrachent les cheveux pour obtenir une petite place dans l'émission, qui assure généralement l'avenir d'un artiste, d'un film, d'une pièce ou d'un livre. Aucune personnalité politique ne peut se permettre de décliner l'invitation, à part Nicolas Sarkozy président, qui a tout de même accordé un entretien à Denisot depuis l'Elysée.
Certes on ne va pas au fond des choses, les invités se font rarement malmener, il s'agit surtout d'un bel exercice promotionnel, mais personne ne pourra dire que l'émission n'est pas agréable à regarder, elle est même pour nous la seule émission de divertissement vraiment valable en France. Pour ceux qui ont définitivement lâché le journal de 20h parce qu'ils en avaient marre de pleurer sur le sort de petits nenfants loin de chez eux, ou de flipper de sortir faire leur course à la nuit tombée en raison d'un grand sentiment d'insécurité, le Grand Journal est l'alternative toute trouvée. Grâce notamment à Yann Barthès, il se trouve de surcroît qu'on en apprend plus désormais en regardand le Petit Journal qu'en se tapant un cycle d'infos sur LCI, et le petit module qui participe aujourd'hui largement à la notoriété de l'émission a fini par devenir un bon complément à la lecture du Canard Enchaîné.
Pour célébrer cette 1000e édition, les téléspectateurs auront droit ce soir à un best of "1000 émissions en 1000 secondes".
En attendant la 2000e pour éventuellement commencer à se lasser et se rabattre sur Plus belle la vie, le Grand Journal a encore de beaux jours devant lui.