
On en parlait ici l'année dernière, le réalisateur américain Spike Lee a réalisé pour HBO un documentaire en quatre parties - un an de tournage - sur l'ouragan Katrina et le scandale politique qu'a été le manque de réaction du gouvernement américain et des secours après la catastrophe.
Avec force témoignages et images d'archives, Spike Lee raconte les heures qui ont précédé et suivi l'ouragan, la ville dévastée, les victimes qui, deux ans plus tard, sont toujours livrées à leur sort. Véritable réquisitoire contre l'administration Bush, accusée de s'être désintéressée du sujet en raison des catégories de population que la catastrophe a touchées, ce documentaire de quatre heures est sans appel. 1417 personnes sont mortes, des milliers d'autres blessées, un million de réfugiés qui, la plupart, ne rentreront jamais chez eux, et une ville fantôme qui ne s'en remettra jamais. Katrina, le jour où les Américains ont enfin réalisé qu'ils étaient dirigés par de dangereux bons à rien ?
"Le gouvernement était parfaitement informé qu'une catastrophe se préparait et que les digues, jugées depuis longtemps défectueuses, risquaient de s'effondrer. Si Bush n'a pas réagi comme il aurait dû, c'est parce que, dans son esprit, les principales victimes de la tragédie étaient des gens de peu sur le plan social et, bien entendu, racial. Des Noirs, des latinos, dont il se désintéressait totalement." C'est le témoignage de l'acteur Harry Belafonte (cité par TéléObs).
Katrina, lundi et mardi à 22h40 sur Canal+.