
Nous venons de recevoir un communiqué de presse de France Télévisions annonçant la suspension de Toute une histoire, l'émission de Jean-Luc Delarue. En voici la reproduction :
Le vocabulaire employé par le service communication du groupe audiovisuel public montre à quel point l'affaire est sensible. Chaque mot est pesé, mesuré, mais forme un ensemble étrangement ambivalent. D'un côté une terminologie presque chrétienne, d'écoute et de pardon, de communion : "engager un échange" avec l'animateur. De l'autre une intransigeance induite par "l'éthique", car il faut bien soigner les relations qui unissent le groupe à son public. D'où la mise au banc de Delarue dont le public réclamerait la tête - ce qui ne semble pas être le cas jusqu'ici, ses télespectateurs lui étant, depuis tant d'années, restés fidèles. Et auprès de qui l'animateur s'est pourtant repenti hier.
Mais comment ne pas réagir à une affaire de drogues, sale et choquante pour le télespectateur de France Télévisions ? Toute cette ambiguïté est illustrée dans l'apposition de terme presque contradictoires : l'émission est suspendue pour une période "indéterminée" et "provisoire". Ca va être long les amis, mais sait-on jamais, rien n'est définitif.
Nous aurons au passage une pensée pour les dizaines de personnes qui travaillent sur le magazine Toute une histoire, injustement punies des frasques de leur patron. C'est moche.