
Dimanche soir, l'expert médico-légal et sérial killer a fait sa rentrée sur la chaîne américaine Showtime : seul, et face à lui-même, après le départ de Lumen, cette jeune femme victime de tortures qu'il avait initiée aux rites sacrificiels dont il a le secret. Mais une fois de plus, il réussissait in extremis à protéger son secret et la fin de saison avait, il faut bien l'avouer, bien moins d'impact que le final de la saison 4 qui restera dans les annales de la série.
Pour relancer la mécanique Dexter, la promotion a tout misé sur le questionnement existentiel du personnage. Le petit Harrison rentrant à l'école, Dexter s'interroge sur les valeurs qu'il est en mesure de transmettre à son fils. Evidemment, face à lui, les grands méchants de la saison fomentent des meurtres selon une lecture très personnelle de la Bible. Pour confondre notre antihéros, rien de moins qu'un Edward James Olmos marmoréen que l'on avait pas revu dans un rôle régulier à la télévision depuis la fin de Battlestar Galactica en 2009. Mais il ne sera pas seul à perturber les enquêtes de la police de Miami puisqu'il guidera le jeune Colin Hanks dans sa quête méphistophélique.
On demande donc à voir sur la durée, mais les premières minutes de l'épisode, retraçant les déboires du héros, laissent penser que cette saison sera décisive... D'autant que l'avenir du show semblait compromis ces derniers temps. Espérons que la part de mystère qui entoure le personnage de James Olmos et de son apprenti - véritable curiosité de ce premier épisode - sera entretenue assez longtemps pour éviter les subplots bouche-trous. Côté guests, le rappeur Mos Def rejoindra tout ce petit monde dès dimanche prochain, jouant le rôle d'un ex-taulard, proclamant à qui veut l'entendre qu'il à retrouvé la raison grâce à la foi.
En attendant, Dexter a retrouvé le chemin des audiences, « historiques » pour la chaîne nous dit-on. En France, TF1 diffuse actuellement la deuxième saison, tous les mercredi soirs.
Par Jonathan Blanchet Follow @joblanchet