
Demain soir, France 3 innove en diffusant une série en costume indéfinissable : 1788 et demi. Comme son nom l'indique, elle se déroule quelques temps avant la Révolution, mais comme le titre l'indique aussi, le ton se veut comique. D'historique il n'y a que les costumes et les coutumes. Pour le reste, on ne sait pas bien quelle est l'idée derrière ce programme ni à qui il se destine - mais passé l'étonnement, il reste divertissant.
1788 et demi met en scène une famille de la noblesse française, le comte de Saint-Azur (interprété par Sam Karmann) et ses trois filles, vivant en dehors des convenances et dans l'insouciance la plus totale. Celle-ci va prendre fin brutalement avec l'arrivée d'un cousin qui revendique la propriété du château dans lequel cette étrange famille vivait loin des malheurs du monde.
Nous sommes donc au XVIIIe siècle mais on parle comme au XXIe, l'esprit est léger et on rit parfois, pourtant l'histoire est globalement sombre. C'est plutôt enfantin mais on nous colle des scènes de cul plusieurs fois par épisode. On est en costume dans les campagnes françaises mais la bande originale, composée par Arland Wrigley, est plutôt rock, et en anglais. C'est d'ailleurs sans doute le mérite de cette série réalisée par Olivier Guignard (qui a travaillé sur Un Village français), on ne sait trop quoi en penser et du coup elle intrigue. En tous cas elle ose quelque chose, même si on ne sait pas exactement quoi.
1788 et demi est sans doute un pari risqué, auquel France 3 ne semble pas croire complètement puisque la chaîne diffuse la série vite fait, sur deux soirées de trois épisodes chacunes, les samedis 15 et 22 janvier.
Voici deux extraits :
1 parodie Si Wes Anderson avait réalisé Battleship
2 justice Al Qaïtarte : un procès dadaïste
3 art Van Gogh, Dali et Picasso disséqués
4 Supercut Fast & Furious résumé à ses changements de vitesse