
Quand on pense à une étoile de mer (si tant est qu’on pense à une étoile de mer), on imagine quelque chose d’immobile, qui se nourrit on ne sait trop comment, probablement de plancton ou autres micro-organismes passant à sa portée. Que nenni. L’étoile de mer chasse, elle est dotée d’un sacré appétit et elle mange plutôt salement.
Une étude relayée par lemonde.fr nous avait déjà interpellés au début du mois sur le rôle majeur d’une espèce d’étoile de mer dans la destruction de la moitié du corail australien. Avec cette vidéo, on a désormais la preuve par l’image de la voracité du prédateur. En l’occurrence, l’étoile de mer ici filmée ne s’attaque pas à du corail mais à une moule, ce qui n’est pas moins compliqué.
Vu la vitesse de déplacement d’une étoile de mer, la technique du time lapse a été judicieusement utilisée pour réaliser cette séquence. Une fois qu’elle a trouvé l’ouverture, l’étoile commence sa besogne en envoyant son estomac translucide digérer la chair de la moule vivante directement dans sa coquille.
"Dépourvues de vitesse, de cerveau ou de force musculaire, les étoiles de mer n’en sont pas moins des prédateurs incroyablement efficaces", conclut la vidéo. Qui l’eut cru…
L’appétit légendaire de Patrick, le pote de Bob l’éponge, repose donc sur un fond de vérité :

Via : io9
Par Edouard OrozcoFollow @edouard_orozco