Une pornstar italienne au secours de DSK

27/05/2011 - 12h58
Une pornstar italienne au secours de DSK
L'auteur
Orozco Edouard
Edouard Orozco

 

Dans une interview accordée au quotidien italien Corriere della Sera, l'actrice X Natasha Kiss prend la défense de Dominique Strauss-Kahn, affirmant qu'il s'est comporté en vrai gentleman lors de leurs rapports.

 

Alors que ses avocats se démènent et promettent qu'ils vont bientôt mettre à mal l'accusation, et notamment la crédibilité de Nafissatou Diallo qui l'accuse de viol, Dominique Strauss-Kahn vient d'enregistrer un soutien aussi inattendu qu'encombrant : le témoignage d'une star du porno qui raconte sa rencontre avec l'ancien patron du FMI "dans un club privé parisien il y a 4 ou 5 ans".

 

 

 

"Je l'ai surnommé Gengis Khan"

 

"J'ai réfléchi avant de parler. Mais en voyant sur les journaux et la télé, qu'il (DSK) était traité comme un assassin, je me suis décidée", a-t-elle confié au Corriere della Serra. "Je me souviens très bien de lui. Je l'avais d'ailleurs immédiatement surnommé Gengis Khan."

 

Car selon Natasha Kiss, DSK ne correspond pas au profil d'un violeur en puissance : "Ce n'était pas un loup affamé de femmes comme on veut bien le dépeindre. Il était très gentil, très éduqué, il ne s'est pas comporté en chien baveux, comme ça arrive régulièrement. Au contraire ! Il m'a traitée avec douceur en me faisant des câlins. C'est ce qui m'a touchée."

 

 

 

"C'est seulement un libertin"

 

Dans son récit, l'actrice confirme en tout cas le goût de l'ancien membre du gouvernement Jospin pour les parties fines, qui était connu par le tout Paris mais caché à l'opinion publique au nom du respect de la vie privée. "Je suis resté à Paris pendant une semaine et j'allais dans cet endroit tous les soirs, je l'y ai croisé trois à quatre fois. Un soir il est arrivé très tard pour prendre un verre, nous avons bavardé un peu et tout le monde est rentré se coucher".

 

A en croire Natasha Kiss, il est donc impossible que DSK soit coupable des faits qui lui sont reprochés. "Dominique n'a pas besoin de violer une femme parce que s'il le veut il peut se permettre de payer une escort ou, comme il a fait à Paris, d'aller dans un club privé pour s'amuser un peu. C'est seulement un libertin."

 

Pas sûr que ces arguments fassent mouche auprès de la juge américaine ou de l'éventuel jury qui sera amené à se prononcer en cas de procès.

 

 

 

Lire aussi : DSK et la femme de chambre, pourquoi l'affaire est littéraire

 

Par Edouard Orozco

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