
Selon la thèse développée par deux professeurs de l'université de Victoria, les animaux domestiques pollueraient, en fonction de leur taille, autant que nos téléphones portables, écrans plasma et voitures.
Auteur du livre Time to eat the dog ? (Est-il temps de manger le chien ?), paru en juin dernier, Brenda et Robert Vale ont également publié leur étude dans la revue New Scientist fin octobre. D'après ce couple de chercheurs, l'emprunte carbone d'un gros chien consommant 164 kilos de viande et 95 kilos de céréales par an serait supérieure à celle d'un Toyota Land Cruiser effectuant 10 000 kilomètres sur la même période. Un chat équivaudrait à une Golf Volkswagen. Deux hamsters à un écran plasma moyen. Un poisson rouge à deux telephones portables.
Avec son potentiel viral, cette étude a évidemment été reprise en boucle. Brenda et Robert ont réussi leur coup. Tant pis pour les effets secondaires de leurs conclusions, qui donnent du grain à moudre aux pourfendeurs de la pensée écolo, et l'utilisation frauduleuse qui est ici faite du calcul de l'empreinte carbone, unité de mesure à qui on peut faire dire tout et n'importe quoi.
En effet, les deux chercheurs ne prennent en compte que la consommation d'essence des véhicules précités. Pas le coût écologique de leur construction ou du recyclage futur de leur carcasse et composants électroniques. Les animaux, eux, ne naissent pas dans des usines. Et une fois morts, ils sont biodégradables.
On attend maintenant leur prochain ouvrage avec impatience. Pour le titre, on leur propose d'aller encore plus loin : Et si on mangeait nos enfants - un nouveau né pollue plus qu'une Harley Davidson. Chiche ?
Par Edouard Orozco Follow @edouard_orozco