Un centre pour surveiller les robots et prévenir leur révolte

30/11/2012 - 12h08
  • Partager sur :
  • 3
Le CSER est un centre dont la mission est d’observer l’évolution des technologies et surtout de lorgner si ces dernières ne pourraient pas un jour distancer l’homme en devenant plus intelligentes. Il doit normalement ouvrir en 2013.

"Quelque chose de totalement nouveau est apparu durant ces cinq dernières années : la technologie remplace la religion." [1] Cette phrase d’Eric Horvitz, huile de chez Microsoft, a été prononcée lors d’une rencontre entre plusieurs scientifiques à propos des possibles dérives de la robotique. C’était à Asilomar, en Californie, en 2009. Elle trouve un écho aujourd’hui en Angleterre où des universitaires et un ingénieur [2] veulent créer le Center for the Study of Existential Risk (centre d'étude du risque existentiel) au sein de l’université de Cambridge.

LE CSER doit normalement ouvrir ses portes dans le courant de l’année 2013. Son but, servir d'observatoire pour anticiper et éviter à l’humanité des scénarios futuristes cauchemardesques. A les entendre, la réalité pourrait rejoindre la fiction avec comme modèle des blockbuster tels que Terminator, I Robot et Matrix. Ils redoutent de voir l’homme être dépassé par des machines devenues plus intelligentes. On peut d’ailleurs lire sur le site du CSER que "beaucoup de scientifiques sont préoccupés par le fait que les développements dans les technologies humaines pourraient bientôt poser de nouveaux risques allant jusqu’à l’extinction de notre espèce en tant que telle."

Au menu des réjouissances, on retrouve le péril de la révolte des robots, la fameuse "Robopocalypse". La révolution de l’Intelligence Artificielle et des Nanotechnologies sont aussi dans le collimateur. Le concept de la Singularité technologique défendu par le futurologue Ray Kurzweil est également sérieusement envisagé par le CSER qui pense qu’elle se produirait d’après "certains indices vers le milieu de ce siècle."

Afin de comprendre les enjeux et la portée de  ces  évolutions à venir, la lecture de "Comment la science peut vous améliorer", article du journaliste scientifique David Ewing Duncan publié dans le New York Times et repris par le site Internetactu, est vivement conseillée. Il lève le voile sur certaines technologies actuellement étudiées pour guérir l’homme. Et les chercheurs qui travaillent sur ces sujets-là redoutent des dérives, notamment celle "d’améliorer" un jour des êtres humains qui ne sont pas malades.

Via : E&T, BFMTV.com et Internetactu.net

Illustration tirée de l’affiche du film Robopocalypse, réalisé par Steven Spielberg, dont la sortie est prévue pour 2014.

[1] : citation tirée de l’article Les robots vont-ils prendre le pouvoir ?, Gilbert Charles, 2009, L’Express. 

[2] : le philosophe Bertrand Russell, l’astrophysicien Lord Martin Rees et Jaan Tallinn, fondateur (entre autre) de Skype.  

Par Guillaume Roche
COMMENTAIRES
Connectez-vous en cliquant ici pour laisser un commentaire en utilisant votre pseudo. Si vous ne vous loguez pas, votre commentaire n'apparaîtra qu'en ANONYME.
Que l'humanité soit remplacée par des descendants qu'elle aurait crée, ou même que l'humanité provoque sa propre évolution, je n'y vois aucun problème. Nous sommes des êtres fragiles, imparfaits et qui peuvent être détruits au moindre cataclysme, il y a toute les chances qu'à la fin de ce siècle ou du prochain nous soyons effacés de la surface de la terre, de par notre propre négligence ou suite à des catastrophes naturelles. Que nous prenions en main notre héritage et préparons notre suite, qu'elle soit robotique ou modifiée génétiquement et technologiquement, ça me rend fier d'être humain. Il vaut mieux ça que la destruction pure et simple sans héritage, l'important, c'est la sentience, pas l'humanité.
  • 0
  • 0
Anonyme | le 03/12/2012 à 12h18 | Signaler un abus
Votre réponse...
Je n'y vois aucun intérêt, pour la simple raison que je ne tiens pas particulièrement d'intérêt à sauvegarder l'espèce humaine. L'idée qu'elle doive un jour disparaître (au profit de formes plus évoluées d'intelligence, par exemple) ne me dérange pas du tout. Et la lecture d'Asimov me conforte dans cette opinion plutôt que l'inverse.
  • 0
  • 0
Anonyme | le 02/12/2012 à 15h45 | Signaler un abus
Votre réponse...
qui a lu philip k.dick ou asimov connait ce risque d'ou la necessite de cet organisme
  • 0
  • 0
Anonyme | le 30/11/2012 à 13h08 | Signaler un abus
Votre réponse...
Toutes les rubriques
  • Cinéma
  • /
  • Société
  • /
  • Livres
  • /
  • Télé
  • /
  • Musique
  • /
  • Expos
  • /
  • Photos
  • /
  • Forum
articles les + lus
  • Le pire chirurgien du monde en jeu vidéo
  • Les cinémagraphes minimalistes de Julien Douvier
  • Un spot illustre les performances de la nouvelle GoPro
  • "La nuit américaine d'Angélique", un court-métrage d'animation en hommage François Truffaut
  • The Flaming Lips rendent un colossal hommage au Sgt. Pepper’s des Beatles
  • Poème d'actu #36 : Lou Reed est vivant
  • Flying Lotus fête Halloween avec un nouveau clip d’animation horrifique
Les Derniers Tweets de Fluctuat