
«Too close to call». L'arithmétique complexe des primaires américaines ne permet pas encore de déterminer un gagnant pour le camp démocrate. Mais si Barack Obama a remporté 13 des 21 états concernés, c'est Hillary Clinton qui devrait conforter son avance en nombre de délégués. D'après les calculs du New-York Times, elle en réunirait désormais 744 (679 pour Obama).
La sénatrice de New-York a en effet remporté la primaire en Californie qui à elle seule fournit 370 des 2025 délégués qui désigneront le candidat démocrate à la Présidentielle.
Clinton réussit également des victoires importantes symboliquement, notamment dans le très progressiste Massachussets, fief du clan Kennedy qui n'avait pourtant pas mégoté son soutien à Obama.
De son côté le sénateur de l'Illinois a gagné dans des états difficiles comme le Delaware et l'Utah, prouvant qu'il ne manque pas de ressources et peut créer la surprise.
Et c'est pour lui l'essentiel.
La bataille se joue désormais sur le plan psychologique : dans les Etats restant, (voir la liste), les électeurs démocrates risquent de "voter utile", c'est à dire Clinton s'il pense qu'Obama est trop juste dans son propre camp pour prétendre affronter les Républicains dans quelques mois.
Le sénateur doit donc continuer son discours performatif basé sur le changement, l'élan, et ce futur qui ouvrirait ses bras à l'Amérique. Barack has a dream en effet, toute réveil ressemble fatalement à une redescente brutale quand on est le candidat du pari audacieux. La moindre temporisation dans la tornade Obama joue durement contre lui. Un vote rationnel froid, stratégique et sans illusion est un vote Clinton.
Chez les Républicains
Côté Républicains, c'est John McCain qui confirme son leadership à droite et qui a désormais 570 délégués sur les 1191 nécessaires, sachant que Mitt Romney en a 251 et Mike Huckabee 171.
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Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida