
C'est ce que révèle en tout cas une étude de l'université de Rennes. Selon les résultats, le "piratage" aurait augmenté de 3% depuis l'instauration de la loi, la faute à certaines pratiques qui échappent à la loi, comme le streaming.
Le téléchargement peer-to-peer est en perte de vitesse au profit de nouveaux systèmes, comme le téléchargement direct via des sites d'hébergement de données et le streaming (pratiqué par 20 % d'internautes), deux manières de consommer illégalement de la musique ou des vidéos qui échappent totalement à Hadopi.
En fait, seuls 14% des internautes téléchargeraient encore via un logiciel peer-to-peer. Et 3 millions de Français passeraient donc entre les mailles d'Hadopi, contre 2,7 millions qui auraient réellement à craindre de la haute autorité.
Enfin, cette étude rappelle également que le piratage est aussi, ou avant tout, une affaire de consommateurs : la moitié des acheteurs de produits audiovisuels sur les plateformes en ligne seraient des "pirates". Hadopi aurait donc un effet pervers en s'attaquant aux principaux clients online de musique, séries et films.
Via Le Figaro
Par Mathias Riquier Follow @PencilKz