Sarkozy rappelle son projet économique

02/04/2007 - 12h48
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De Almeida Daniel
Daniel De Almeida
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Quelques jours après avoir présenté un projet présidentiel résumé en quinze engagements, de "vaincre l'impuissance publique" à "fier d'être Français", Nicolas Sarkozy a présenté ce matin à la presse un nouvel ouvrage en forme de lettre aux Français, intitulé Ensemble. Le candidat UMP a notamment confirmé durant la conférence de presse son engagement à réduire de quatre points les prélèvements obligatoires "Dès le mois de juillet, on aura déjà fait le quart de l'objectif puisque le programme fiscal de la session extraordinaire de juillet c'est 15 milliards d'euros." Idem pour le bouclier fiscal ramené de 60 à 50 %, proposition déjà ancienne mais qui n'était pas reprise dans le projet.

 

Ces réductions fiscales s'accompagnent de la volonté d'investir largement dans la recherche, le développement; les dépenses publiques devant surtout être maitrisées du côté du fonctionnement de l'Etat - un budget de fonctionnement ne devrait pouvoir être déficitaire à l'avenir comme l'a également préconisé François Bayrou. Conscient que les économies en la matière ne seront pas suffisantes à financer son projet, Nicolas Sarkozy a indiqué que sa stratégie économique était orientée vers le retour du point de croissance qui manque à l'économie nationale depuis quinze ans pour être performante. Le paradigme ne varie pas : d'abord travailler plus, ce qui entrainerait selon lui plus d'emploi, donc plus de consommation et au final plus de rentrées financières pour l'Etat bouclant ainsi le cercle vertueux de la vitalité économique.

 

Chaque intervention de Sarkozy devant apporter sa nouveauté, c'est cette fois l'idée de créer un ministère des affaires financières qui aura marqué le rendez-vous : uniquement chargé des comptes à côté du ministère de l'emploi, de la croissance et de la stratégie économique. Le ministère serait le seul à débattre du projet loi de finances et permettrait d'aller au bout de la logique de résultat qui doit être au coeur de l'action publique.Enfin s'il veut mettre l'emploi et la croissance au centre de la politique montéaire européenne - le candidat s'engage à un retour du plein-emploi d'ici la fin de la législature - il a renoncé à faire modifier les statuts de la Banque Centrale européenne, procédure qui supposerait d'obtenir l'unanimité des Etats membres. "Je demanderai au ministre des Finances de provoquer une réunion de l'eurogroupe pour (...) porter le débat de notre stratégie de change et de notre politique monétaire", a-t-il simplement indiqué.

 

Sur Flu, lire les neuf engagements du candidat UMP.Lire son projet en quinze engagements sur son site de campagne.

 

Par Daniel De Almeida

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