
Le second tour des municipales à Pau aura donc sanctionné François Bayrou qui perd sa triangulaire (environ 300 voix sur 36 000 votants apparemment) face à Martine Lignières Cassou Yves Urieta ancien socialiste passé à l'UMP avait rendu difficile les espoirs du leader du Modem condamné à batailler sur sa droite. Bayrou avait refusé de fusionner avec l'UMP qui demandait en retour le soutien du Modem dans toutes les villes où celui-ci pouvait jouer les arbitres.
" Ceci est le résultat d'une manoeuvre", 7300 voix ont été détournées" a expliqué le candidat, faisant référence au maintien de la liste Urieta".
"On assiste à une vague de gauche énorme" a encore indiqué Bayrou qui voit dans le manque d'un centre stable un mouvement de balancier permanent. Le Béarnais a affirmé que le parti socialiste faisait une score énorme dix mois après une victoire de la droite alors qu'il "n'a changé aucune de ses têtes". Il a critiqué un mouvement de balancier permanent et promis " d'autres victoires" à l'avenir.
Cette défaite est d'autant plus difficile pour le Béarnais qu'elle hypotèque l'avenir d'un parti dont les alliances à géomértie variable passèrent pour illisibles. A Pau Bayrou pensait jouer la troisième voie qui l'emporte faisant un symbole parfait de son choix du ni droite ni gauche. C'est donc plutôt le symbole de la difficulté à trouver une place entre le PS et l'UMP qu'on risque de retenir.
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida