
Lundi soir, Anne Hidalgo, tête de liste PS à Paris pour les régionales 2010, recevait une brochette de blogueurs, "twitterers" et journalistes de la presse en ligne. Cette rencontre qui avait pour but de créer de l'échange informel autour de l'utilisation des nouvelles technos dans une campagne électorale s'est assez vite avérée être un rassemblement de tripoteurs d'iPhone.
Le "livetwitting", pratique visant à relater en direct le déroulement d'un évènement via Twitter, en utilisant un "hashtag" commun (occurrence précédée d'un # dans le message, ce qui simplifie le suivi des discussions), a été utilisé à outrance. A se demander si l'assistance écoutait vraiment ce qu'il se passait. Pour les principaux locuteurs (anne hidalgo, mais aussi Jean-Luc Romero ou encore Nadège Abomangoli, entre autres), l'expérience a dû se révéler assez déconcertante.
A posteriori, quand on relit le fil de tweet, on se rend compte d'une chose flagrante : ce genre d'initiative, aussi sympathique soit-elle, reste assez profondément inutile en terme de diffusion d'une information pertinente. Illustration avec 3 tweets sélectionnés dans la masse :


Bon, il y a aussi des vrais infos qui circulent, des reprises des phrases et des idées développées par les politiques notamment. Soit, mais la circulation a tendance à se faire en vase clos :

Si vous voulez vous faire un avis plus tranché, le mieux est de jeter un oeil à la série de tweets en question. Ces exemples simples donnent une indication de l'intérêt réel d'un tel exercice : la twittosphère, c'est sympa, mais si vous les invitez chez vous pour manger, attendez-vous à retrouver un livetweet commentant la qualité du menu le lendemain, sans réel échange constructif. Un microcosme, c'est certain, mais qui s'écoute peut-être un peu trop parler ?
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Par Mathias Riquier Follow @PencilKz