
Valérie Pécresse a pris la parole, ce vendredi, sur la position soi-disant ambigüe de ses adversaires de gauche sur la dépénalisation du cannabis. Avant d'annoncer un plan "tolérance zéro" en matière de drogues dans les lycées d'Ile-de-France. Une manière de camoufler le désert programmatique qui anime sa campagne par une proposition fumeuse.
"Les Verts sont pour la vente libre du cannabis et sont pour la dépénalisation de toutes les drogues, c'est la position de Cécile Duflot", affirme-t-elle. Les écolos n'ont jamais caché leur vision d'une éventuelle politique de dépénalisation, soit. Mais Valérie Pécresse va plus loin : "Est-ce que Jean-Paul Huchon, lui aussi, est favorable à la vente libre du cannabis, est-ce que la gauche est favorable à ce que la drogue pénètre dans les lycées d'Ile-de-France ?".
Elle attrape ainsi la perche tendue par Daniel vaillant en octobre dernier, lorsqu'il avait posé la question d'une éventuelle légalisation de la consommation personnelle de cannabis. Une prise de parole qui n'engageait que lui, le Parti Socialiste s'était alors bien empressé de le préciser.
Comme si cela ne suffisait pas, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a repris et soutenu les propos de la ministre de l'Enseignement Supérieur. "C'est une annonce courageuse et une excellente nouvelle pour l'avenir de la jeunesse", affirme-t-il. Pour au passage aligner le projet de "salles de shoot" proposé par le conseiller PS Jean-Marie Le Guen au Conseil de Paris en décembre.
Cette déclaration de Valérie Pécresse, récemment épinglée par Anne Hidalgoen pleine sieste au Conseil régional d'Ile-de-France, fait suite à sa dernière trouvaille électorale, un tract parodique de celui du PS visant à démonter les propositions du camp adverse.
Par Mathias Riquier Follow @PencilKz