
L'ONG néerlando-palestinienne www.sendamessage transforme le mur de séparation de Cisjordanie en lieu d'expression. Principal dessein : éditer sur l'ouvrage de maçonnerie la lettre de 1998 mots signée par l'écrivain et théologien sud-africain Farid Esack. Détails.
Boum le bus à Jérusalem ! Paf l'université islamique à Gaza ! Comme vous le savez peut être, ce n'est pas la folle entente entre Israéliens et Palestiniens. Et pas seulement pour des questions de styles vestimentaires ou de coupes de cheveux. Comme en Allemagne jusqu'en 1989, comme la frontière Etats-Unienne et Mexicaine, comme, comme... Un mur, celui de la honte disent certains, sépare la Torah du Coran. Une histoire de terre et de religion qui tourne au vinaigre... encore.
Face à cette situation inextricable une ONG à but lucratif a décidé de rendre le mur encore plus politique, si tenté que cela soit possible. Farid Esack professeur émérite, connu pour son combat contre l'apartheid, prône « l'entente et la tolérance entre diverses ethnicités et religions ». C'est donc lui qui s'est collé à la rédaction d'une lettre épique qui sera taguée sur le mur et longue de 2625 mètres. Extraits.
"Je suis surpris de voir comment des gens normaux et civilisés tergiversent lorsque la discussion porte sur Israël et l'expropriation et la souffrance des Palestiniens. (...) Est-ce que les deux partis ont droit à une égalité de droit de parole dans une situation de violence conjugale - où la femme est frappée par son mari qui lui dans sa jeunesse a été maltraité par son père - parce qu'il est lui aussi une "victime"? (...) Nous faisons appel au monde entier pour entrer en action contre l'expropriation des Palestiniens. Nous devons mettre fin aux humiliations quotidiennes aux postes de contrôle, à la honte du Mur de l'Apartheid qui coupe les gens de leur pays, de leurs moyens d'existence et de leur histoire" (Lettre intégrale à lire ici).
Outre une place dans le guinness book, l'écrivain et l'ONG cherchent à frapper fort et bénéficier d'un retentissement médiatique conséquent. Si vous souhaitez subventionnez cette initiative et voir votre nom en dessous de la lettre, il vous en coûtera 15 euros.
Second projet, permettre à tout un chacun d'inscrire le message de son choix. Le mur devient ainsi une sorte de twitter période Jesus-Christ. Pour cela, il faudra vous acquitter de la somme de 30 euros. Et là, tout est permis. Quelle que soit votre provenance géographique... bien évidemment. On peut ainsi lire sur le mur : "Elizabeth and Jakob forever in my heart. Anna" (c.f. image). Des prénoms à consonances pas vraiment palestiniennes.
Trois photos numériques de votre tag vous seront alors envoyées et la somme déboursée servira à subventionner des jardins publics, terrains de basket-ball et salles de cinéma. Une initiative politique, ludique et généreuse.