
A Rouen, un prêtre a été mis en examen mercredi pour une histoire d'agressions sexuelles datant de 1992 et 1993. L'archevêque de Rouen a tenu à insister sur la volonté de transparence de la part de l'institution, tout en précisant "ne pas avoir de mépris" pour le prêtre en question, le Père Jacques Gaimard.
Alors que la problématique fait le beau jeu des médias ces derniers jours, c'est la communauté catholique qui commence à manifester son agacement envers la "stigmatisation" dont elle serait victime.
L'évêque de Bayonne, lors d'une interview à RTL, s'est expliqué : "D'autres corporations, comme le corps enseignant, sont encore plus touchées. Je ne connais pas d'homme qui ait présenté leurs excuses comme le Pape l'a fait. Je ne vois pas que ces autres institutions soient salies autant par la presse".
Ce matin sur France Info, un prêtre a clairement expliqué son malaise par rapport à cette médiatisation : "Maintenant, je demande aux parents de porter leurs enfants pour faire sonner la cloche. Pas pour ne pas avoir de mauvaises idées moi-même, mais pour ne pas laisser penser à l'enfant que je pourrais en avoir". La matinale de France Inter avait ce matin pour invités Olivier Bobineau et et Jean-Louis Schlegel, sociologues des religions, pour évoquer cette question.
A l'approche des fêtes pascales, cette émulsion médiatique fait un peu grincer des dents du côté des principaux concernés...
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Par Mathias Riquier Follow @PencilKz