"Ségolène Royal risque de prendre le leadership de la gauche. Elle va tenter de refaire une sorte de FGDS (1). La seule personnalité qui puisse lui résister aujourd'hui, c'est Bertrand Delanoë entouré de quelques jeunes (...) Il pourrait rénover le PS. Il a des convictions authentiquement socialistes mais aussi la compétence et le talent. Car la rénovation du PS, ce ne sont pas les vieux qui la feront. C'est aux jeunes de prendre la main."Claude Allègre, samedi dans Libération.Le parti socialiste est déchiré par la guerre interne pour la succession. En disant qu'il ne serait pas candidat à sa propre succession, François Hollande a bien maladroitement autorisé les querelles d'egos. Si Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius semblent mal partis, Ségolène Royal pourrait retrouver le leadership et a commencé une campagne dans sa région bien qu'elle ne soit pas candidate aux législatives. Mais malgré son succès public, en interne les cadres - y compris ceux qui travaillaient à ses côtés - sont un peu circonspects de voir qu'elle ne semble pas avoir pris totalement conscience de la défaite et des leçons qu'il convient d'en tirer.Les regards commencent donc également à se tourner vers Bertrand Delanoë, talentueux tribun et pas grillé sur le plan national. Figure d'un socialisme moderne, le maire de Paris qui salue aussi bien certaines actions de Tony Blair que le modèle scandinave pourrait s'imposer comme chef de file, surtout si le PS comme il l'espère fait un carton aux municipales l'an prochain et que lui-même confirme à Paris.
(1) Fédération de la gauche démocrate et socialiste, première tentative d'union de la gauche menée par FrançoisMitterrand en 1965 qui fit long feu mais dont la logique aboutira au programme commun de la campagne de 1981.
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida
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