
Même dans le pire des scénarios, un résultat comme celui-là n'aurait pu être imaginé. Ségolène Royal (49,98%) des voix et Martine Aubry (50,02 % des voix) finissent au coude à coude avec 42 voix d'écart.
" Un doute dans l'esprit, un poison entre nous", voilà comment le député socialiste Manuel Valls résumait la situation à l'issue du deuxième tour. Les partisans de Ségolène Royal appellent donc à la tenue d'un nouvau scrutin, la régularité des opérations de vote étant contestée dans plusieurs bureaux. Certaines pratiques historiques comme les fausses cartes de membres continueraient au parti socialiste malgré des tentatives de rationalisation du système. Avec un résultat aussi resserré, le camp de Royal croit à un trucage orchestré par l'appareil du parti.
A l'issue du premier tour qui avait placé Ségolène Royal largement en tête, c'était le camp de Martine Aubry qui avait laissé entendre une manipulation des chiffres.Quelle que soit la nouvelle secrétaire du parti, une chose est sure : les dissensions sont loin d'être recouvertes. François Hollande a d'ailleurs retardé la publication officielle des résultats et appelé à un peu de sérénité.
Après un congrès cauchemardesque à l'issue duquel aucune ligne politique n'a pu être dégagée et où l'unique cohésion s'est faite dans le front anti-Royal de l'ensemble des courants, le parti socialiste va désormais mettre à sa tête un leader dont les marges de manoeuvre vont être très faibles...
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida