
Après les acteurs (Joaquim Phoenix, Eva Mendes), les bimbos (Pamela Anderson), les stars des ados (Justin Bieber, Steve-0, Kellan Lutz), des sports américains (Amare Stoudamire, Chad Ochocinco) ou du porno (Sasha Grey, Ron Jeremy), l'association PETA innove en dénudant pour la première fois un rappeur : Waka Flocka Flame.
Si le talent de Waka Flocka est discutable, ce jeune artiste a connu un certain succès commercial avec son premier album, Flockaveli. Et il représente une opportunité pour l'association protectrice des animaux de toucher une audience pas forcément sensible à son discours.
Pour le rappeur, en revanche, cette participation à la campagne "Ink not mink" (de l'encre, pas de vison) est plutôt risqué en termes d'image, militer pour la cause animale n'étant pas très gangsta. Surtout quand on lit le communiqué de PETA : "Sous le bling-bling se cache un coeur en or - Waka Flocka Flame adore les animaux et apporte son soutien à tous les animaux sans défenses qui sont tués pour leur fourrure".
Pourtant, la défense de la cause animale est plus répandu qu'on ne le croit au sein de la culture hip-hop. De nombreux artistes se déclarent végétariens, comme Andre 3000 d'Outkast, KRS-One, Erykah Badu ou le groupe Dead Prez. Les rappeurs Common et Masta Killa du Wu-Tang Clan ont même participé à la com de PETA il y a quelques années, mais sans mettre à poil comme Waka Flocka...
L'intéressé, lui, semble assumer, comme il le déclarait en février dernier au magazine hip-hop XXL : "Les animaux devraient être traités comme on traite un enfant. Est-ce que tu voudrais que quelqu'un vienne dépecer ton enfant ? Putain, non !"
Voir aussi notre diaporama : les publicités trash et glamour de PETA
Par Edouard Orozco Follow @edouard_orozco
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