"La haute idée que je me fais de la fonction présidentielle (...), la nécessité pour le président de la République d'incarner l'autorité de l'Etat, de parler pour tous les Français, de faire en sorte que chaque Français puisse se reconnaître dans ce qu'il dit et dans ce qu'il fait, la nécessité qu'aucun d'entre eux ne puisse douter de son impartialité, me font l'obligation morale de cesser d'exercer les fonctions de président de l'UMP"Machine de guerre électorale à l'efficacité prouvée, l'UMP ne s'est structurée jusqu'ici qu'autour de la figure du chef. Nicolas Sarkozy ne souhaite pas voir un nouveau président élu par les militants lui faire de l'ombre et opterait pour une direction collégiale, avec un secrétaire général maitrisé par l'Elysée (Brice Hortefeux ?). C'est Jean-Pierre Raffarin qui va plancher sur un rapport permettant la modification des statuts pour rendre pérenne l'organisation. En attendant le Congrès national prévu cet automne, c'est Jean-Claude Gaudin qui assure l'interim. Pourquoi cette agitation ? Avec quinze ministres et donc trois fois plus de frustrés, le nouveau président risque de voir les ambitieux tenter de s'emparer de l'UMP pour en faire leur machine de guerre à eux. C'est encore loin 2012 ? Ps : Sarkozy quittera probablement demain la tête du Conseil général des Hauts-de-Seine)
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida