
La nouvelle version du site lancée il y a deux mois n'aura pas eu les effets escomptés. Myspace va licencier près de la moitié de son staff. Une annonce qui sent le sapin pour le réseau social autrefois leader de sa catégorie.
L'info a d'abord été diffusée par All Things Digital, le blog techno du Wall Street Journal, qui cite "de multiples sources" et affirme que la réduction d'effectif pourrait concerner jusqu'à la moitié des 1100 employés de Myspace, principalement basés aux Etats-Unis.
Racheté par la société News Corp. (Rupert Murdoch) en juillet 2005, pour 580 millions de dollars, Myspace était alors une affaire qui roule. En octobre 2006, le site avait même dépassé Yahoo en audience aux Etats-Unis. Depuis, la fréquentation de Myspace stagne, voire chute (voir ci-dessous le tableau du Journal du Net), pendant que celle de Facebook croit à une vitesse vertigineuse (+450% depuis qu'il a dépassé Myspace en avril 2008).
Toujours selon le blog du WSJ, cette situation pourrait aboutir à la vente prochaine de Myspace, le directeur général de News Corp. déclarait en novembre dernier : "les pertes actuelles ne sont pas acceptables et ne peuvent pas durer", ajoutant : "nous jugeons en trimestres, pas en années". Depuis ces déclarations, une nouvelle version de Myspace a été lancée, sans succès.
Reste à savoir quel acheteur sera près à récupérer le malade. La rumeur évoquant l'éditeur de jeu en ligne Zynga (Farmville, Mafia Wars), partenaire de Facebook, étant jugé peu crédible.
Par Edouard Orozco Follow @edouard_orozco
1 parodie Si Wes Anderson avait réalisé Battleship
2 justice Al Qaïtarte : un procès dadaïste
3 art Van Gogh, Dali et Picasso disséqués
4 Supercut Fast & Furious résumé à ses changements de vitesse