
MySpace était en sursis depuis quelques temps. News Corp a finalement décidé de faire cesser les frais en se délestant du réseau social.
Depuis janvier, les discussions quant au sort de l'ancien géant du réseau allaient fort. Face à des pertes jugées "inacceptables" par le groupe de Rupert Murdoch, 47% des effectifs avaient été licenciés courant janvier. La mort était déjà programmée, ne restait qu'à en régler les termes. News Corp s'est donc décidé à vendre.
Il faut dire que tout a été tenté au sein du groupe pour relever l'entreprise et lui redonner le prestige dont elle jouissait en 2005 - année où Rupert Murdoch en est devenu propriétaire -, lorsqu'elle était le 4ème site le plus consulté.
Longtemps considéré comme un site dénicheur de talents - musicaux notamment -, MySpace a été réorienté vers le "divertissement social". C'était en octobre 2010. Des mesures drastiques et une refonte de la société étaient nécessaires. Le site s'est alors focalisé sur les 13-35 ans - la fameuse génération Y -, mais en vain. Les internautes refusaient de revenir massivement sur MySpace et le site continuait de subir la comparaison avec le nouveau réseau social à la mode, Facebook. Actuellement, alors que MySpace attire 37 millions de visiteurs, Facebook en atteint 600 millions. Le nombre de pages vues sur Myspace est de 3 milliards alors que Facebook atteint les 770 milliards.
Autant de chiffres face auxquels Rupert Murdoch a décidé de jeter l'éponge. Mais il était hors de question de dévaloriser l'entreprise pour autant, alors même qu'on annonçait sa mise en vente. Chase Carey, le directeur opérationnel de News Corp, a donc préféré reconnaître humblement l'incapacité du groupe à "permettre à MySpace d'atteindre son plein potentiel", lequel potentiel saurait "être mieux réalisé avec un nouveau propriétaire".
Par Virginie Beernaert Follow @belladonne
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