"La France ne laissera pas tomber Ingrid Bétancourt " avait affirmé Nicolas Sarkozy au soir de son investiture le 06 mai. Il obtiendra quelques semaines plus tard d'Alvaro Uribe, le président colombien la libération d'un guerillero, Rodrigo Granda, proclamé chef de la diplomatie des FARC. Premier gage de bonne volonté du gouvernement colombien, celui-ci devait être suivi d'une démilitarisation importante (une zone de 400 kms2). Mais le processus engagé vient peut-être de connaître un sacré coup d'arrêt : selon un communiqué du groupe rebelle, diffusé par l'agence de presse Annacol, onze députés retenus en otage auraient péri dans une opération militaire de l'armée colombienne. Ils appartiennent au même groupes de prisonniers qu' Ingrid Bétancourt. "Devant la gravité des faits nous demandons aux pays "amis" - la Suisse, l'Espagne et la France, d'agir fermement auprès du président Uribe pour éviter à tout prix de nouvelles opérations militaires qui mettent en danger la vie des otages et pour souligner l'urgence de la mise en place de l'accord humanitaire.", a fait savoir la Fédération internationale des comités Ingrid Bétancourt dans un communiqué.
Après le fiasco de l'opération menée en 2003 par le chef de la diplomatie Dominique de Villepin, la libération à nouveau espérée et considérée comme priorité à l'international de l'Elysée est à nouveau hypothéquée.
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida