
Il y a quelques mois encore, Andrey Ternovskiy, le jeune fondateur de Chatroulette, jubilait devant le succès de son joujou. Aujourd'hui, il se mord les doigts d'avoir refusé de vendre son site, en pleine décrépitude.
Comme on pouvait le prévoir, le phénomène internet du premier trimestre 2010 n'aura pas su transformer son buzz en vrai business model. Faute d'avoir trouvé un moyen d'endiguer l'afflux de pénis en érection, Chatroulette a entamé un déclin inéluctable qui mène tout droit vers le cimetière des sensations du web.
Ternovskiy aurait pourtant pu revendre son bébé avant que le soufflé ne retombe. La société russe Digital Sky Technologies (qui possède notamment 2% de Facebook), dirigée par Yuri Milner, l'avait courtisé lors de son passage à New-York, lui affrétant même un chauffeur. Sans succès.
"Je ne prévois rien avec lui", déclarait alors Ternovskiy au New Yorker, en imitant Milner. "Je veux rencontrer des investisseurs américains." Des millions de dollars lui sont sans doute passé sous le nez. Et Ternovskiy reconnait aujourd'hui son erreur.
"Après avoir décliné les offres, j'ai réalisé qu'il serait très difficile d'y arriver tout seul. Je pense que j'accepterais ces offres maintenant, parce que j'ai compris des choses depuis", expliquait-il cette semaine au site fastcompany.com.
Le jeune homme ne baisse pourtant pas les bras. Selon lui, le trafic est reparti à la hausse en novembre et décembre. Et il mise sur la matière première de Chatroulette pour faire rentrer du cash.
"Tous les jours, 50 000 nouveaux hommes essaie de se mettre nu. Ce qu'on fait, c'est vendre les hommes nus à des sites internet. C'est un investissement pour nous."

VIA : Gawker
Par Edouard