Les enfants intelligents d'aujourd'hui seront les drogués de demain (étude)

18/11/2011 - 12h13
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Les enfants intelligents d'aujourd'hui seront les drogués de demain (étude)

 

Un enfant doté d'un quotient intellectuel élevé aurait plus de chances de consommer des drogues comme l'ecstasy ou les amphétamines une fois adulte, affirme une étude. Les parents doivent-ils donc jeter leurs jeux d'éveil à la poubelle et s'atteler à débiliser leur progéniture ?

 

Suite à l'affaire Diederik Stapel, professeur néerlandais auteur de plusieurs études réalisées à partir de fausses données, il convient d'être prudent avec les affirmations que les scientifiques nous balancent à la figure. Mais, avec ou sans pincettes, il est intéressant de se pencher sur cette nouvelle étude, publiée dans le très sérieux Journal of Epidemiology and Community Health, qui met en relation le QI et de l'enfant et son penchant futur pour les drogues.

 Georgia et Harry, deux enfants de Mensa, organisation réservée aux gens ayant un QI très élevé (2% de la population). Finiront-ils dans la drogue ? Crédit : Vicki Couchman / Rex Fe/REX/SIPA 

En analysant 8 000 personnes, les auteurs auraient découvert que les bambins au QI élevé avaient 5 fois plus de chances que ceux réalisant des scores faibles au test de se défoncer 25 ans plus tard avec des drogues de synthèse. Pire, les petites filles à gros QI auraient elles dix fois plus de chances de consommer du cannabis ou de la cocaïne une fois femmes.

 

Et le constat serait le même quelques soient les facteurs aggravant comme l'anxiété, la dépression durant l'adolescence, le niveau social des parents et les revenus du foyer. Ce qui brise les arguments qu'on s'apprêtait à dégainer pour démonter l'étude.

 

"Bien que la plupart des études suggèrent qu'un QI élevé chez l'enfant ou l'adolescent favorisent l'adoption d'un style de vie sain, d'autres études ont fait le lien entre des scores de QI élevés chez l'enfant et consommation excessive ou dépendance à l'alcool une fois adulte", précise le Dr James White, de l'Université de Cardiff, qui a dirigé l'étude.

 

Si le constat est là, les raisons demeurent elles encore floues. Selon les auteurs, des études précédentes ont montré que les gens très intelligents étaient plus ouverts aux expériences, à la nouveauté et à la stimulation. Et d'autres suggèrent que les enfants doués avaient tendance à s'ennuyer et à être traité différemment par leurs camarades. "Dans les deux cas cela augmente considérablement la vulnérabilité d'utiliser les drogues comme une stratégie d'adaptation évitante", estime le Dr White.

 

On en reviendrait donc au vieux mythe du jardin d'Eden ou de la boîte de Pandore, qui veut que l'intelligence, ou du moins le savoir, conduisent à la tristesse et à la désolation ? Vu comme on devient con quand on boit ou qu'on se drogue, la théorie se tient...

 

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