On l'écrivait il y a quelques semaines : les Verts gagneraient probablement à couper le cordon PS. Le score du 06 mai dernier n'a pas calmé les socialistes qui ont déjà une nette tendance à satelliser sans trop de ménagement leurs partenaires. Ces derniers y trouvent aussi quelque avantage comme la garantie de leur simple survie - les communistes par exemple auraient probablement disparu depuis longtemps sans le PS. Pour autant, ces alliances/allégeances sont plus nocives que bénéfiques aujorud'hui. ( les communistes, pour en finir avec eux, ont loupé le rassemblement antilibéral à cause de leur passif gauche plurielle). Les Verts viennnent donc de refuser l'accord que leur proposaient les socialistes pour les législatives et qui leur garantissait au mieux six sièges.Certes, avec 1,57 % des voix au premier tour, les Verts sont exsangues mais leur avenir est loin d'être compromis : l'effet Hulot est retombé mais les problématiques environnementales n'ont pas disparu et vont s'inscrire durablement dans le débat public. Les clivages partisans ordinaires commencent à lasser et les Verts pourraient, s'ils s'émancipaient, cultiver un discours pragmatique et expert sur les questions environnementales - bien sur pour cela il leur faudrait encore mettre un peu d'ordre dans leur organisation. Libres et indépendants, ils devraient susciter plus d'intérêt, notamment de la part du Mouvement démocrate de François Bayrou. Ceci étant, ils risquent aussi l'implosion après les législatives, comme le craint Noël Mamère très remonté contre le refus de l'accord. "C'est un affaiblissement plutôt que le triomphe de la vertitude. En interne, nous entrons dans la zone rouge. Cette position fait planer la menace de l'éclatement". Y a t-il temps à perdre ?
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida
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