
La Somalie, déchirée depuis de nombreuses années entre plusieurs factions et groupes, n’est pas une contrée forcément réputée pour sa stabilité politique. La population civile paie le prix fort de ces différents affrontements et les enfants sont des recrues de choix pour tenir les armes. Une terrible réalité également connue en d’autres points du continent africain, et pas que.
Depuis l’intervention de l’armée kényane à Mogadiscio, les autorités doivent désarmer les jeunes et surtout les remettre dans le chemin d’une vie normale. Mais de passer de la Kalachnikov au ballon n’est pas forcément évident. Ainsi le jeu vidéo apparaît être le meilleur moyen pour les occuper. En restant à l’intérieur des maisons à disputer des parties, ils échappent aux recruteurs de la milice Al Shabaab. D’autres plus chanceux peuvent carrément suivre à nouveau une scolarité. Du moins, si leur école n’a pas été détruite par les combats. Et il faut aussi reconnaître que certains mômes développent un goût prononcé pour le jeu vidéo et ne sont pas pressés d’y retourner.

Les jeux vidéo étaient interdits quand Al Shabaab dominait la ville en y faisant respecter la Charia, mais aujourd’hui le secteur est en train de devenir un marché florissant. De petites échoppes et salles d’arcades fleurissent dans la capitale. Mieux : certains parents achètent une console pour ne pas se retrouver demain dans la ligne de mire de leur progéniture.
Par Guillaume RocheFollow @Leyog