Ils n'avaient pas réussi à faire adapter la loi sur le financement des partis à leur problème de trésorerie.
Toujours privés de pétrole, les élus du Nouveau Centre ont en revanche plein d'idées pour en trouver.
Dernière en date : s'associer à un parti polynésien pour toucher à travers lui les deniers publics. Le Fetia Api ( c'est le nom du parti en question) profite en effet de la réglementation plus souple des DOM-TOM : un seul candidat suffit alors qu'en métropole un parti doit recueillir 1% dans au moins 50 circonscriptions pour toucher les subsides.
Bref, en créant un partenariat Fetia Api/Nouveau Centre, le deuxième pourrait se voir reverser les sous empochés préalablement par le premier. Il suffit que les 23 députés du NC demandent (ils ont jusqu'à la fin du mois pour se décider) à ce que l'Etat verse les quelque 45 000 € par an et par élu à l'association de financement nouvellement créée. Soit la bagatelle de 930 000 euros tout de même.
Tout ceci serait parfaitement légal et d'une enviable élégance. Mais l'indépendance revendiquée du Nouveau Centre, dont le porte-parole Nicolas Perruchot a du démissionner après avoir osé critiquer l'augmentation du salaire présidentiel, vaut bien une nouvelle concession au bon goût.
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida