
L’opération va tenter de dresser le visage du monde tel qu’il pourrait être en 2052. Sans aller jusqu’à annoncer le débarquement des martiens, le portrait de ces quarante prochaines années est plutôt terne pour ne pas dire complètement sombre.
Point positif, les membres du Club de Rome affirment que nous avons encore une fenêtre de quarante ans devant-nous pour - peut-être - inverser la vapeur.
Les changements climatiques, les inégalités sociales, l'épuisement des ressources sont autant de choses qui devraient motiver une évolution et l’avènement d’un monde équitable et durable. Le Club de Rome invite les financiers et les politiques à avoir une vision à long terme. Si rien n’est fait d’ici là, une partie de la population connaîtra les joies de la décroissance forcée. Les plus riches achèteront à prix d’or ce que les plus pauvres ne peuvent plus s’offrir. Dans l’équilibre des puissances, la Chine, le Brésil, la Russie, l’Inde et l’Afrique du Sud seront des économies incontournables. Mais malgré cette performance économique, la Terre comptera trois milliards de pauvres en 2052. De 2050 à 2080, la température grimpera de 2° à 2,8° et il ne sert à rien de faire un dessin quant aux répercussions sur l’environnement.
La population mondiale atteindra 8,1 milliards de personnes en 2042. La consommation d’énergie sera à son comble deux ans plus tôt et en 2030 les émissions de CO2 atteindront des records.
Alors c’est vrai, la prospective n’est pas forcément la discipline la plus exacte, mais le Club de Rome livrait en 1972 dans le rapport Halte à la croissance des prévisions qui ne sont pas si éloignées de la réalité aujourd’hui : un effondrement de notre système économique à cause d’un essoufflement flagrant des ressources. Les observations faites à l’époque ont été confirmées en 2012 par le Club de Rome. Et ce dernier étudie désormais les quarante prochaines années.