
Le sujet a beau demeurer tabou dans la presse allemande, certains citoyens ont décidé de faire bouger les choses. Des organisations de protections de la nature sont récemment montées en première ligne pour sensibiliser l’opinion publique à propos de la zoophilie, pratique qui n’est toujours pas interdite par la loi. "En Allemagne, on peut avoir des relations sexuelles avec un animal sans être inquiété par la justice", s’insurge Marius Tünte, porte-parole de la fédération de protection des animaux (ou Deutscher Tierschutzbund dans la langue de Goethe).
Selon un article publié par le quotidien suisse Le Matin, il existerait mêmes des "bordels d’animaux" chez nos voisins allemands. La piste de réseaux zoophiles est également mise en avant au côté d’éleveurs qui prostituent leurs bêtes contre de l’argent.
Une chose est sûre pour Claudia Lotz, responsable de l’antenne berlinoise de la Fédération contre le viol des animaux (BMT), "du hamster jusqu’aux serpents en passant par les chevaux et les chiens, toutes les espèces sont violées. Dans notre asile de Brême, l’Arche de Noé, nous avons récupéré des animaux traumatisés comme, par exemple, ce chihuahua violé par son propriétaire avec des parties génitales déchirées".
Le livre Souffrance des animaux : le silence (Verschwiegenes Tierleid) aborde aussi cette triste réalité. Le bouquin comptabilise les violences sexuelles dont sont victimes les bêtes depuis 2000. Il parle par exemple du cas d’un homme de 45 ans qui s’est fait surprendre par la police en train de violer un cochon au zoo Wilhelma à Stuttgart.
Dans le courant du mois d’août à Berlin, BMT a organisé une manifestation pour sensibiliser l’opinion publique.
Si jamais la loi devenait plus sévère, les zoophiles peuvent toujours se rabattre sur le godemiché équin ou canin que l’industrie du sexe, toujours en avance d’un coup, propose déjà.

Légende photo : Membres de la Fédération BMT qui dénoncent l’impunité des zoophiles en Allemagne.
Via : Le Matin
Par Guillaume RocheFollow @Leyog