
Les habitants de Seattle intéressés par ce type d'informations peuvent désormais être incollables au sujet des cambriolages, nuisances sonores et tentatives de vols qui se déroulent dans leur ville. Les faits sont divulgués une heure après. Seules les agressions sexuelles et violences conjugales ne sont pas mentionnées. Les victimes pourraient être gênées d’étaler leur tragique mésaventure sur le réseau.

Force et faiblesse
John Diaz, chef de la police de Seattle, a benoîtement déclaré dans le New York Times que "de plus en plus de gens veulent savoir ce qu’il se passe dans leur voisinage". En misant sur Twitter, la police veut sensibiliser le public à la sécurité personnelle. Mais ce flot de mauvaises, accessibles à tous (criminels compris), risque aussi de conduire à une overdose informative qui pourrait, comme le souligne Eugene O’Donnel, professeur au John Jay College of Criminal Justice (et accessoirement ancien flic et procureur), "donner aux gens un sentiment de vulnérabilité, et les mener à la conclusion que la police est impuissante". Embêtant puisque le but initial est plutôt de montrer qu'elle bosse dur.
Certains policiers s’interrogent également sur cet excès de communication, mais ils espèrent que le quidam pourra mieux comprendre leur rythme de travail aux horaires décalés, les longues périodes d’ennuis, et autres joyeusetés rythmant le quotidien des forces de l'ordre .
Via : Geekosystem.com, Mashable.com et Telerama.fr
Par Guillaume RocheFollow @Leyog