
Selon des chercheurs de l'Université de Chicago, la morphine faciliterait le développement des cellules cancéreuses.
Cette annonce est à mettre en corrélation avec le développement d'une nouvelle molécule, le methylnaltrexone, récemment approuvée aux Etats-Unis. Cette dernière, utilisée à la base contre la constipation liée à la prise de morphine, pourrait également diminuer la probable stimulation des tumeurs.
"C'est une découverte surprenante", a déclaré à Reuters Patrick Singleton du Centre Médical de l'Université de Chicago. "Cette molécule pourrait inhiber la progression du cancer du poumon". Les tests effectués sur la souris montrent que l'interaction entre la morphine et le methylnaltrexone diminue de 90% le développement des cellules cancéreuses par rapport à un traitement uniquement à la morphine. Une autre étude publiée en 2002 montrait également que les patients atteints d'un cancer à qui on injectait de la morphine directement dans l'épine dorsale vivaient plus longtemps qu'avec un mode d'administration classique.
"Si cela est confirmé cliniquement, cela pourrait changer la façon dont on anesthésie les patients atteints d'un cancer", a ajouté le Dr Singleton. D'autres études doivent effectivement être menées pour corroborer ses premières observations.
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Par Edouard Orozco Follow @edouard_orozco