La fin de la fessée ?

06/02/2009 - 18h03
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La fin de la fessée ?
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Les Nations Unies aiment bien faire des choses qui ne servent à rien, comme les Objectifs du Millénaire qu'on n'arrivera jamais à atteindre ou un rapport farfelu sur le monde en l'an 3000. On constatera au moins que l'argent des grandes puissances de ce monde sert finalement à quelque chose. Par contre, , on n'est pas trop d'accord. M. Pinheiro, expert brésilien des Nations Unies, rend un rapport rendu en 2006 et affirme que 2009 devrait être l'année où de nombreux pays dans le monde devraient interdire les châtiments corporels. Belle initiative, rien à dire, chapeau bas. Mais M. Pinheiro, dans sa liste des traitements humiliants qu'il voudrait définitivement bannir, a ajouté la fessée, la classique et dure fessée.Or, à en croire les chiffres, elle a encore de beaux jours devant elle, la fessée. Seuls 23 pays dans le monde l'ont interdite, dont 17 en Europe. En France, sur les terres même où le concept du sadisme fut inventé, tout le monde a droit à la fessée. 87% des parents disent la pratiquer, 2% de plus par rapport à 1999. Le Conseil de l'Europe voudrait pourtant bien partir en croisade contre les violences. "Les enfants ne sont pas des mini-êtres humains dotés de mini-droits", y affirme-t-on. Quand on frappe les adultes, c'est une agression. Quand on frappe les animaux, c'est de la cruauté. Quand on frappe les enfants, "c'est pour leur bien"".

Certes, aucune violence ne peut contribuer au bien-être d'une personne. Mais la fessée peut-elle être "violence" ? Et la fessée entre adultes consentants, ce sera interdit aussi (La Grande Bretagne s'y est déjà mise) ? A la fessée vue comme une violence, à la bêtise des gens qui ne voient pas plus loin que le bout d'une main sur une fesse rouge, je répondrais en citant Les Confessions de ce cher Jean-Jacques Rousseau, philosophe un peu naïf, mais sûrement pas en matière de plaisir sensuel. L'histoire est connue :"Comme Mlle Lambercier avait pour nous l'affection d'une mère, elle en avait aussi l'autorité, et la portait quelquefois jusqu'à nous infliger la punition des enfants quand nous l'avions méritée. mais après l'exécution, je la trouvai moins terrible à l'épreuve que l'attente ne l'avait été,  [...] car j'avais trouvé dans la douleur, dans la honte même, un mélange de sensualité qui m'avait laissé plus de désir que de crainte de l'éprouver derechef par la même main. Cette récidive, que j'éloignais sans la craindre, arriva sans qu'il y eût de ma faute, c'est-à-dire de ma volonté, et j'en profitai, je puis dire, en sûreté de conscience. Mais cette seconde fois fut aussi la dernière, car Mlle Lambercier, s'étant sans doute aperçue à quelque signe que ce châtiment n'allait pas à son but, déclara qu'elle y renonçait et qu'il la fatiguait trop. Nous avions jusque-là couché dans sa chambre, et même en hiver quelquefois dans son lit. Deux jours après on nous fit coucher dans une autre chambre, j'eus désormais l'honneur d'être traité par elle en grand garçon."

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