
Ces temps-ci, tenter de mettre des bâtons dans les roues de WikiLeaks n'est pas la meilleure idée qui soit. Demandez aux responsables de PayPal et de MasterCard, qui s'en souviennent encore, leurs sites ayant été mis en carafe par Anonymous. Mais si, vous savez, le groupe d'activistes plus ou moins organisés, dont le repaire de prédilection se trouve être l'imageboard /b/ de 4chan.
Ce coup-ci, c'est le gouvernement tunisien, et ses vitrines en ligne, qui en ont fait les frais. Début décembre, Tunis a décidé de bloquer WikiLeaks, et de censurer au passage toute information qui impliquerait la Tunisie dans le tas de mémos diplomatiques déterrés par le site de Julian Assange. En particulier, TuniLeaks, un site ciblant exclusivement le contenu de WikiLeaks concernant ce pays, a été réduit au silence.
En l'occurrence, ce n'est ps la première fois que le gouvernement tunisien bloque des informations gênantes le concernant, il est d'ailleurs connu pour exercer régulièrement de telles pressions. Un des mémos américains, rédigé par un diplomate de Washington, parle d'un "État policier" en évoquant la Tunisie.
Un salon IRC nommé #optunisia a été mis en place sur un serveur russe pour fomenter une action contre le site du gouvernement tunisien. Quand la bande de justiciers masqués ont simplement mis les serveurs de PayPal et de MasterCard hors-course, ce coup-ci, l'organisation a carrément remplacé la page d'accueil par une lettre ouverte au gouvernement, pleine d'héroïsme et de défense des libertés humaines. Le site du Premier Ministre a subi le même sort.

Anonymous deviendrait-elle la nouvelle police du Net, au zèle aussi gonflé que son ego ? Pour le coup, on les préférait peut-être en anarchistes erratiques, ils étaient plus marrants.
Via Valleywag
Par Mathias Riquier Follow @PencilKz
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