
Le réseau social fondé par Mark Zuckerberg est en passe de devenir l'interwebz. Wired nous avait averti en juin 2009 des ambitions de domination du monde (oui car le web, c'est le monde, et inutile d'étayer l'affirmation, c'est un fait) de Facebook. Et le plan se déroule comme prévu.
Avec le bouton "like" et l'Open Graph, la colonisation est en marche. A priori, rien ne peut l'arrêter, hormis le désamour des membres. En dépit de la constante augmentation du nombre d'utilisateurs (bientôt 20 millions en France), un grief revient régulièrement : le fluctuant respect de la vie privée.
Résumée à l'extrême, la vision de Zuckerberg est la suivante : rendons le web totalement social, c'est plus utile et intéressant pour tout le monde, et plus efficace pour le ciblage publicitaire. Sur le fond, nous n'avons pas vraiment d'objection. Je trouve effectivement plus pratique et plus rigolo d'enrichir mon surf de celui de mes amis, et quitte à voir de la pub partout, autant qu'elle essaye de me vendre des produits susceptibles de m'intéresser.
Mais la condition inhérente à une telle structuration de l'Internet, c'est l'acceptation par ses usagers de rendre publiques un certain nombre d'informations personnelles. Zuckerberg considère que ce n'est pas un problème : la notion de vie privée est toute relative, les jeunes s'en moquent, et les limites restent configurables par chacun dans les paramètres de confidentialité du réseau social.
Configurables, oui, mais à trois conditions : maitriser l'outil (vous avez du mal ? tant pis pour vous, le web c'est le monde, deal with it), accepter de se couper de l'usage dominant et de ses avantages si l'on souhaite conserver un certain niveau de confidentialité (ringards !), et se tenir au courant de l'évolution des réglages par défaut...





Conclusion ? A vous de voir. Chez Wired on conspue, au profit d'une alternative open-source qui reste à développer. Chez RWW on constate : de plus en plus de membres souhaitent se retirer.