
Lors d’un vote qui a divisé, le Conseil de la ville de Los Angeles a opté pour une réglementation draconienne du cannabis médical : les dispensaires pourraient ne plus être autorisés à en délivrer.
L’évènement sonne comme un rétropédalage. La police a même dû intervenir pour calmer les gens. La plante a échauffé l’esprit du pro et anti cannabis. Les partisans de la fumette thérapeutique (et ils ont raison de la défendre) n’en resteront pas là et veulent porter la chose devant la justice, tenter d’annuler le vote.
Mais ces derniers ont en face des adversaires de taille. On peut notamment citer le maire de la ville, Antonio Villaraigosa, et surtout Charlie Beck, le grand boss de la Police de Los Angeles. Il avance que les dispensaires sont des entreprises qui « vendent aux jeunes de la marijuana dans une optique récréative. » On passera dessus le refrain du policier à propos de la santé.
Pas moins de 762 lieux qui délivrent de la marijuana médicale recevront normalement bientôt une lettre les invitant à arrêter cette activité. Les réfractaires passeront devant un juge.
Le but de l’opération ?
Ramener la paix dans les quartiers. Beck, décidemment pas cannabis friendly, précise que le voisinage des dispensaires est chaud. A l’entendre, il serait question de cambriolages, vols à main armée, assassinats. Face à ce raisonnement sécuritaire, les amis du cannabis médical objectent que la chose ne fera qu’alimenter le trafic et remplir d’oseille les poches des cartels.
Au final
Les critères ne sont pas encore communiqués, mais seuls quelques dispensaires (170 d’après Slate.fr) pourraient dorénavant avoir la possibilité de vendre du cannabis. Une ordonnance allant dans ce sens est en préparation.
Via : LA Times et Slate.fr