
Pour tenter de désamorcer la polémique autour de la future nomination de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad, Luc Chatel a proposé que les représentants de l'Etat au conseil d'administration s'abstiennent de voter. Un compromis en trompe l'oeil dénoncé par l'opposition.
Selon Christophe Grébert, le Conseiller municipal Modem de Puteaux à l'origine de la pétition demandant à Jean Sarkozy de se désister, le rapport de force resterait quoiqu'il arrive en faveur du fils du président de la république. En dehors des 9 fonctionnaires représentant quatre ministères (Culture, Economie, Intérieur, Equipement), le conseil d'administration est composé de 9 représentants des collectivités locales : 4 UMP, 2 PS et 2 PC, plus un représentant du monde l'entreprise, Claude Leroi. Or, ce dernier est réputé proche de Nicolas Sarkozy. Il fut conseiller municipal à Neuilly, du temps où le locataire de l'Elysée était maire de la ville.
Claude Leroi a déclaré sur Europe 1 ce lundi qu'il représentait avant tout la chambre de commerce, qui n'est "ni de droite ni de gauche". Il n'a en revanche pu cacher la haute opinion qu'il a de Jean Sarkozy, "un garçon de qualité, sympathique que je connais depuis très longtemps." On se dirgie donc tout droit vers une élection du fiston à cinq voix contre quatre.
"Si j'osais, je dirais que Leroi va couronner le prince", ironise sur son blog Christophe Grébert. La tension n'est donc pas prête de retomber, en attendant la manifestation organisée par le collectif Sauvons les riches, vendredi 23 octobre (à 10h) devant le Conseil général des Hauts de Seine où Jean Sarkozy doit être désigné avant ma décision finale du conseil d'administration de l'Epad, le 4 décembre.
Par Edouard Orozco Follow @edouard_orozco