
Le Japon a renoué avec le nucléaire depuis la réouverture du réacteur 3 de la centrale d'Ohi début juillet, au grand désespoir de citoyens japonais marqués par la catastrophe de Fukushima. Quant au numéro 4, il devrait normalement suivre le mouvement souhaité par le gouvernement japonais, car le nucléaire est une source d’énergie vitale pour l’indépendance énergétique de l’archipel nippon.
Pendant ce temps, les bloggueurs continuent d’alerter l’opinion en partageant les étranges découvertes qu’ils font dans leur jardin, se faisant témoin d’étranges mutations qu’ils attribuent à Fukushima.
Iori Mochizuki, 27 ans, domicilié à Yokohama, ville située à moins de trois cents kilomètres de Fukushima, est l’un deux. Cet ingénieur de profession s’en est allé en guerre pour dénoncer le black-out des médias à propos de la catastrophe et de ses conséquences pour la faune et la flore. Sur le site Fukushima Diary, il partage de nombreuses informations et mesures effectuées par ses soins dans des recoins radioactifs, et met en ligne des photos de fruits et légumes déformés.

"La pire mutation d'un légume"


Aux USA, où la côté ouest n’est qu’à 8 000 kilomètres du Japon, certains citoyens s’interrogent également. Le Daily Hampshire Gazette et l’US News s’interrogent ainsi sur le cas d’un oisillon né avec deux têtes et trois becs.

D’après les chercheurs, cette anomalie peut être expliquée par une malformation embryonnaire ou bien une pollution environnementale. Laquelle ? Le chercheur Tom Lautzenheiser du Massachusetts Audubon Society, rigueur scientifique et prudence oblige, ne donne pas de nom, mais les plus suspicieux penseront tout de suite à Fukushima.
Par Guillaume RocheFollow @Leyog