
D'origine slovaque, Branislav Kropilak pose son appareil-photo dans les zones désertiques de nos paysages urbains.Parkings souterrains, halls d'immeuble, quais de déchargement, tous ces lieux conçus pour accueillir un nombre important de personnes sont ici vidés de leurs formes humaines pour devenir de vastes zones stériles.A la vision de ces espaces, on pense à l'anecdote relatée par Bruce Bégout dans son "Eblouissement des bords de route" (Ed. Verticales), qui rencontrait sur un parking un homme promenant son chien, et expliquait : "c'est le seul endroit où je ne suis pas dérangé par les voitures".A voir aussi, ses visions panoramiques de trains à l'arrêt, serpents métalliques dont l'homme à l'intérieur n'est plus qu'un reflet inutile.