
On pressentait une décision de la part du moteur de recherche américain, qui a changé ses positions dans la soirée du 22 mars : Google ne censure plus son moteur google.cn, qui est automatiquement redirigé vers son site à Hong-Kong.
Cette solution apparaît comme un bon compromis de la part de Google, qui réussit à coller à son discours de ces derniers mois sur un éventuel arrêt de la censure, sans pour autant arrêter ses activités en Chine.
Pékin, évidemment, a vivement réagi : "Google a violé une promesse écrite qu'il avait faite en arrivant sur le marché chinois en arrêtant de filtrer son moteur de recherche et en insinuant que la Chine est derrière des attaques de pirates informatiques", a déclaré un responsable gouvernemental chinois.
Cependant, la Chine a encore techniquement les moyens de brouiller les accès à certains sites. L'AFP a par ailleurs constaté que certains sites parlant de sujets "sensibles" comme la question du Tibet étaient tout de même inaccessibles : la requête du moteur de recherche étant bien fonctionnelle mais les sites en question verrouillés.
Cette décision a par ailleurs été très bien accueillie par les militants des droits de l'Homme, qui ont fait part de leur satisfaction quand à la position médiane choisie par Google.
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Par Mathias Riquier Follow @PencilKz