
Pratique ancestrale longtemps considérée comme un péché banal, la masturbation est devenue à partir du XVIIIe siècle le sujet des fantasmes les plus fous. Les médecins et sexologues estimaient eux-mêmes que l'onanisme était une maladie qu'il fallait traiter. Le Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale, publié en 1877, estimant sans rire que la branlette conduisait à "l'hébétude, à la tristesse, à la paralysie, à la phtisie tuberculeuse pulmonaire et à une consomption mortelle".
C'est dans ce contexte hyper répressif qu'est paru au XIXe siècle cet ouvra illustré, étrangement intitulé Le Livre Sans Titre, au message complètement hallucinant, où l'on apprend que l'auto-érotisme conduit à une mort lente et douloureuse.
Voir le diaporama : la masturbation vue au XIXe siècle