
26 avril 1986. Le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, subit un grave accident aux conséquences sanitaires et écologiques sans précédent. A trois kilomètres de là, les 50 000 habitants de la ville de Pripyat, en fait plus proche de la centrale que Tchernobyl distante elle de 7 kilomètres, assistent incrédules à l'effroyable spectacle.
Ce n'est qu'à partir du lendemain qu'ils seront évacués dans la précipitation, laissant derrière eux une cité abandonnée, qui reste figée dans le temps plus de vingt ans après la catastrophe. Entre les restes du parc d'attraction et les écoles en ruines où l'on trouve encore des jouets et des dessins d'enfants. Seuls les objets de "valeurs" (radiateurs, téléviseurs) ont été emportés par des pilleurs insconscients.
Située dans la zone d'exclusion, Pripyat est une ville morte, inhabitée, et qui le restera encore un long moment tant les niveaux de radiation y sont élevés. Plus encore qu'à Tchernobyl où le travail de décontamination a été plus "soigné". Des visites encadrées sont pourtant possibles. Comme l'a fait le photographe suisse Timm Suess, qui y a réalisé un reportage en mars 2009.
Voir le diaporama de Pripyat, ville irradiée
Par Edouard Orozco Follow @edouard_orozco