Ce n'est pas encore cela mais les Verts finissent leur Congrès plus disciplinés qu'ils ne l'ont commencé. La motion défendue par les courants de Dominique Voynet Cécile Duflot et Noël Mamère a obtenu 54,75% des délégués loin devant les trois motions adverses (sur huit il y a encore quelques semaines). Coincés depuis le début de la campagne entre une Ségolène Royal que les sondages jugent meilleure représentante de la cause écologique que Voynet et le très médiatique Nicolas Hulot, les Verts tentent de se démarquer... en adoptant les mêmes choix rhétoriques que tout le monde.Ainsi après le geste révolutionnaire des électeurs de Ségolène Royal, la révolution économique de Nicolas Sarkozy, voici la révolution écologique. Cette révolution, programmée pour le 26 janvier, prendra la forme d'un contrat - et non d'un pacte...- qui, outre la cause environnementale, s'aventurera aussi sur le terrain social "car la lutte contre la pauvreté et contre l'injustice sociale est une condition de toute mobilisation écologique". Dominique Voynet s'est d'ailleurs posée comme la seul candidate de l'écologie politique et reste circonspecte devant la prise de conscience de la classe politique qui ne devrait pas survivre au second tour d'après elle. Enfin, après le refus de Nicolas Hulot de rejoindre les Verts, Voynet a indiqué combien les positions de ces derniers étaient autrement ambitieuses. "On ne sauvera pas la planète ni en se contentant de fermer le robinet après s'être lavé les dents, ni seulement en signant d'un clic le pacte écologique" a-t-elle conclu. Ni en étant candidat Vert d'après Daniel Cohn-Bendit qui pense que Voynet n'obtiendra pas 5% des suffrages.
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida