Des poulets élevés façon Matrix

30/03/2012 - 16h32
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André Ford, étudiant en architecture, a pensé une nouvelle méthode pour la production de poulets qui rappelle l’élevage d’humains par les machines dans la trilogie Matrix.
L'auteur
Guillaume Roche

La vie d’une volaille ne va pas au-delà de 7 semaines dans l’industrie agroalimentaire, la demande  du consommateur explose et pour la soutenir les usines d'élevage turbinent. Elles sont tellement surpeuplées que les animaux en deviennent fous. Un peu comme lobotomisés.  

Matrix, ici et maintenant !

Mais André Ford, étudiant en architecture  au Royal College of Art (Londres), entend bien changer la situation et par la même presque réinventer à lui seul la production industrielle du gallinacé.    

Le projet de Ford est encore dans les cartons, mais son exposé fait plutôt froid dans le dos. On pense tout de suite aux heures les plus sombres du film Matrix, sauf qu’à la place d’un humain nourrit par les machines, il y a un poulet quasi décérébré.  

Ford avance qu’en retirant le cortex cérébral du poulet, l’animal n’est plus perturbé par le manque d’espace et la surpopulation. Il devient une sorte de légume monté sur deux pattes. Tant que le tronc cérébral est maintenu intact, les fonctions vitales perdurent tout en permettant le développement.

Si les premières ébauches de Ford prévoyaient de couper la tête du poulet pour le rendre insensible à son funeste sort, une méthode gore finalement abandonnée au profit d’une incision chirurgicale dans le néocortex. Une partie du cerveau qui donne aux animaux les informations nécessaires pour notamment percevoir leur environnement.  

L’étudiant reste généreux au rayon des mutilations : les pieds du poulet seront retirés afin de pouvoir le placer dans un réseau de tuyaux qui via une sorte de système de perfusion donne à manger et à boire au volatile tout en le faisant respirer. Les excréments sont évacués de la même manière et les oiseaux enfermés dans un harnais sont présentés à la verticale pour optimiser la place.  

L’idée de Ford ne sort pas tout droit du délire de son imagination. Il a juste le mérite de rendre concret des questions que les industriels et spécialistes se posent depuis les années 1990.

Via : Owni, io9 , We make money not art et Crackajack

Par Guillaume Roche
COMMENTAIRES
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C'est une blague ! Qui a vu Daybreakers ? Les humains y sont élevés de la même façon. Miam !
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Anonyme | le 14/06/2013 à 23h02 | Signaler un abus
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C'est consternant, dégueulasse! Comment peut-on même arriver à imaginer un système d'élevage aussi irrespectueux de l'animal et surtout, de la qualité des produits qui seront vendus puis consommés par des enfants, des hommes. Où est le progrès là dedans? C'est une honte!
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Anonyme | le 27/02/2013 à 11h54 | Signaler un abus
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